Le succès de votre nouveau magazine étant ce qu’il est, la parution du numéro 2, prévue à l’origine pour la Saint Glinglin, a été avancée. Si le triomphe est toujours au rendez-vous suite à ce numéro, le prochain, prévu aux calendres grecques, sera peut être à son tour avancé, qui sait…
Une mode est lancée
Comme vous le
savez, le premier Numéro de notre magazine a eu des répercutions phénoménales dans le monde du jeu. L’une d’elle, sans doute la plus anecdotique, est le lancement d’une nouvelle mode !
En effet, entrainé par l’incroyable charisme de Bruno Cathala, nombre de jeunes auteurs ont eu aussi décidé de porter la coiffe bigoudène ! On a pu ainsi voir récemment le trio le plus
prometteur de la nouvelle scène ludique arborer fièrement la coiffe bretonne. Interrogé par notre journaliste, Thomas Cauet revendique son look comme un signe d’appartenance fort à la communauté des créateurs ludiques, Jacques Bariot lui, avoue porter la coiffe pour imiter son maitre à penser et tenter de communiquer avec l’esprit du grand homme, enfin
Guillaume Montiage affirme tout simplement que, pour ça part, il trouve « juste ça super
classe » !
Rattrapé par son passé
Mr Phal
se définit lui-même sur son site Crypto-ludiquo-vendu-aux-éditeurs-de-toutes-façons comme un super vilain. Simple vantardise ou réminiscence inconsciente d’un passé pas si lointain ?
Nous avons mené l’enquête ! Notre investigation nous permit de retrouver la trace d’un duo de supers vilains ayant fait une brève carrière dans les forces du mal à la fin des années 80
sous le nom de Tric et Trac les Jumeaux Démoniaques™. La coïncidence était trop belle ! Croisant divers pistes sur la jeunesse tumultueuse de Mr Phal et de son complice
de toujours le Docteur Mops nous sommes tombés sur cette photo qui parle d’elle-même ! Pouvons-nous encore laisser ces deux individus au passé trouble seuls en charge de l’éducation
ludique de nos chères têtes blondes ? Le débat est lancé…
Un Mythe s’effondre
Le beau Christophe
Boelinger a construit sa carrière sur sa réputation de surfeur musclé et qui sent bon le sable chaud. On peut régulièrement le voir en photo dans les magazines chevauchant sa planche, sur la
mer, sur la neige, enfin, sur tout ce qui glisse… sauf les crottes de chiens dans la rue, bien que, niveau glisse, ça marche pas mal. On sait aussi que l’homme est musicien et poète. On l’imagine
volontiers composant des mélodies charmeuses sur une guitare sèche pour épater les filles au coin du feu. Malheureusement, mesdames, après une filature en bonne et due forme, nous sommes en
mesure de vous révéler que ce qu’aime Christophe Boelinger par-dessus tout, c’est jouer de l’accordéon dans un bal musette en sockets blanches… oui, je sais, ça fait comme un
choc!
Dernière minute…
A quelques minutes de
mettre sous presse, un de nos mercenaires de l’info nous fait parvenir la photo ci-contre. Il semble qu’un vent de révolte souffle sur la nouvelle scène ludique française ! En réaction
à la mode Bigoudène prônée par certains jeunes loups (voir notre article dans ce même numéro) une poignée de sauvageons bousculent les codes établis en tachant de lancer une contre offensive
champêtre ! David Franck, Laurent Escoffier et
l’illustrateur Alexandre Roche seront il les fers de lance de la contre offensive anti-bretonne ?
Cela peut paraître incroyable, mais une de ces photos n’est pas un montage ! Saurez-vous deviner laquelle ?
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Dans cet article, je reviens avec Bruno sur la création
de Dice Town. Les plus observateurs auront reconnu un texte déjà paru dans le numéro 50 du magazine JsP… mais relisez le quand même, car c’est la version longue de l’article …
Comment naissent les idées? Pour le cas de Dice Town, je me souviens qu’un
jeu de dés de Poker traînait sur la table du salon. Je m'empare des dés et je commence à les lancer... Je me dis alors que ce serait sympa qu'un autre joueur fasse de même en simultané... on
aurait un genre de duel qui, avec des dés de poker, évoque le Far-West. Bon, ok, on lance les dés, mais pour quoi faire ? Ayant en tête un jeu à deux, j'imagine un long plateau placé entre
les joueurs, du genre de celui des « Citées Perdues »... Ce long plateau évoque la grande rue principale d'une ville de Western. Assez naturellement, j'imagine que ces dés vont
permettre aux joueurs de visiter tel ou tel lieu de la ville. On commencerait par la mine d'or, la banque, le saloon... bref, tous les lieux classiques du film de
Cow-boy.
Le principe est simple: chaque joueur lance 5 dés, et, derrière son paravent, en
conserve un qu'il attribue au lieu de son choix en le posant sur un jeton de poker de la même couleur que le lieu visé. Ainsi, petit à petit, chacun se constitue des séries de dés face à certains
des lieux. Une fois que chaque joueur à effectué ses 5 lancers, les lieux sont résolus un à un, et celui qui possède, face à ce lieu, la meilleure main de poker, remporte le lieu pour ce
tour et gagne l'avantage associé (billets, pépites, territoires, etc...).
Et dès ce deuxième test, la mécanique se met à fonctionner. Pas encore parfait. Il
y a encore des tas de petites choses à ajuster, comme les intensités des pouvoirs de chaque lieu. Mais en tout cas, ça sent bon. Très bon même.
Ludo :
Pour terminer sur la création en elle-même, nous pensions le jeu terminé quand
nous l’avons proposé aux éditeurs. Or, l’une des premières choses qu’Hicham nous a demandé, c’est « pourquoi ne pas y jouer à 5 ? » Nous, nous nous étions limité à 4 joueurs à
cause du coût de fabrication… nous pensions qu’un jeu avec 20 dés serait déjà assez cher à produire. Encore une leçon à retenir : « faites ce que vous avez envie, sans vous mettre à la place
de l’éditeur ».
Je traîne le prototype de « c'est qui qu'a pété?! » depuis pas mal
d'années. Finalement, c'est un de mes jeux sur lequel j'ai le plus travaillé, un de ceux qui a eu le plus de versions différentes... tout ça pour un jeu au sujet inéditable. Comme quoi, auteur de
jeu, c'est plus une passion qu'un « travail » qui se doit d'être productif.
Mais finalement, le thème de départ me plaisait plus et justifiait l'existence du
jeu à lui tout seul. Pour ce qui est de la mécanique. Je suis passé par de nombreuses versions allégeant à chaque transition le matériel et les règles. Le challenge était de retranscrire
l’ambiance que je voulais donner sans avoir un système de jeu trop lourd. Les Belges de repos production testant une version que je pensais assez « light » me firent la remarque que le
jeu était encore trop complexe pour le thème. En effet, s'il s'était agit de sauver ses fesses de la prison en dénonçant son complice, le thème aurait peut être supporté une mécanique plus
riche... mais là, juste pour accuser les autres des mauvaises odeurs que vous produisez, il fallait un truc très léger à la « No Merci » ou « poker des
cafards ».
C'est finalement au cours d'un autre festival de Cannes, celui de cette année, que
« c'est qui qu'a pété ?! » refit surface, au moment où l'équipe de JsP me demandait d'être leur rédacteur en chef exceptionnel pour le numéro 50. Histoire de tester leur
résolution, je regardais Olivier dans les yeux en lui disant : « C'est qui qu'a pété en encart ! Chiche ? » Le fou n'a pas baissé les yeux... et nous y voilà
:-)
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